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Ce blog a pour objectif de relater le périple de Diabolo et Satanas autour de la Méditerranée
Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 20:05

Le retour où enfin les outils peuvent prendre l’air.

 

Pas de petit déjeuner avant 8 h à l’auberge de jeunesse. Donc on se pointe à 8h. Nous ne sommes pas seuls. Une pensionnaire nous tient compagnie. Mais ils acceptent n’importe qui ici, elle a au moins 70 ans !! Vous comprenez qu’ils nous prennent haut la main.

 

Allez nous terminons vite fait la Croatie, survolons la Slovénie et slalomons allègrement en Italie. Pour 2 raisons : primo il y a quand même de la neige, et deusio, depuis que nous avons partagé le même lit à la saint Sylvestre, Pierre ne sait plus de quel bord il est. Alors il navigue.

 

A la pose de midi, j’essaye de faire quelque chose pour lui. Je démonte le chapeau du boîtier de direction et y injecte une bonne rasade d’huile. Pachamama a apprécié, mais le problème n’est pas complètement résolu. Je pense que les amortisseurs sont hors d’usage, donc çà attendra le retour.

 

Depuis un moment j’entends un ronflement dans les transmissions, mais çà aussi çà attendra.

 

 Bon de fil en aiguille, nous voilà arrivés en France. Le temps de trouver un hôtel nous sommes à Cannes. 900kms dans la journée, en ne partant pas de bonne heure, viva Pachamama !!

 

 

 

 

Ici, on peut prendre le petit déjeuner (complet) à partir de 6h30. Nous sommes les premiers, on va reprendre la route de bonne heure.

Autoroute tout du long. Il me semble que le bruit est plus important qu’hier. Je décide de vérifier le niveau de boite. Il ne manquait pas grand-chose donc le complément d’huile ne changera pas le bruit.

 

Pause détente à 14h. On repart et quelques kilomètres plus loin, voyant d’eau allumé. Arrêt sur la BAU, je regarde plus d’eau, alors que le niveau n’a pas bougé d’un iota depuis le départ, et on l’a vérifié ce matin.

 

Pas grave la durit de chauffage a brûlé sur le moteur. Comme nous sommes au bord de l’autoroute, opération médecin de campagne, on ampute directement. La durit sera pontée sur la pompe à eau. Exit le chauffage interne.

 

Ca marche impec et nous on regarde et on sent la température fléchir à l’intérieur.

Pierre met les gants, moi j’enfile les pieds dans mon blouson ( je suis encore en tongs). Puis le froid arrivant sur mon genou, je lui mets un bonnet. Puis on calfeutre les entrées d’air froid. Pas toutes. Puis on allume les bougies que Punch nous avait données, pour une hypothétique chaleur. Pour finir Pierre remet blouson et bonnet.

 

Heureusement qu’on n’a pas eu d’accident, sinon les sauveteurs auraient cru que Pierre avait emmené un simplet ( mes pieds dans les manches du blouson ) à Lourdes ( la bougie allumée dans la voiture ).

 

Mais tout est bien qui finit bien. A 18h Diabolo et Satanas sont de retour après 14000kms et des images plein la tête.

 

Un énorme bisou à nos épouses respectives pour nous avoir laissé partir.

 

En conclusion, je vous remets les paroles que chantait Monsieur Henri Salvador.

Lisez ou écoutez et rêvez :

 

J'aimerais tant voir Syracuse,

L'île de Pâques et Kairouan

Et les grands oiseaux qui s'amusent

A glisser l'aile sous le vent,

 

Voir les jardins de Babylone

Et le palais du Grand Lama,

Rêver des amants de Vérone

Au sommet du Fuji-Yama,

 

Voir le pays du matin calme,

Aller pêcher au cormoran

Et m'enivrer de vin de palme

En écoutant chanter le vent.

 

Avant que ma jeunesse s'use

Et que mes printemps soient partis,

J'aimerais tant voir Syracuse

Pour m'en souvenir à Paris.

 

 

 

 

 


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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 17:15

Lever en catimini car nos collègues de chambrée dorment à poings fermés.

 

Tous les magasins ouvrent à 8h,

On passe au rayon boulangerie où on rafle 2 tartes aux abricots et 2 croissants fourrés au chocolat. On s'en est mis plein les moustaches.

 

Et nous revoilà sur la route. Pas pour longtemps. La vieille ville de Trogir nous tend les bras. En fait une île adorable comme tout. Toute en ruelles biscornues, le tout en état d'origine, pas dénaturée. Un régal. On jette un oeil dans la cathédrale, et oui il n'y a plus de mosquée donc on donne dans l'église catholique.

 

L'étape suivante sera Sinenik. Tout ce que je viens de dire pour Trogir est valable aussi ici. Au programme 3 cathédrales, hélas une seule est ouverte. Décidément la Croatie ce n'est pas seulement des plages. La ville me fait penser à Venise, Prague ou Vienne. Un coté authentique indéniable.

 

Fin du pain blanc, début du pain noir.

On prend l'autoroute. Autoroute qui au lieu de cheminer le long des côtes, va s'installer entre 2 montagnes. Dès 300m d'altitude tout est blanc. Quand on passe à 800m, la nuit tombe et la neige avec. Les 80 derniers kilomètres ont été une épreuve pour Pierre. Pachamama avait déjà le pas du patineur en tête, là elle l'a eu en jambe.

 

Pierre a brillement exécuté les consignes. Mais on est arrivé bien tard. Coup de bol on a trouvé le logis assez facilement. Vous savez quoi c'est une auberge de jeunesse!

 

A l'hôtesse qui lui demande s'il a sa carte, Pierre lui répond, bien sur. Comme si çà ne se voyait pas sur notre figure !

 

Ma maîtrise du croate allant croissant, je suis maintenant capable de faire des sudokus dans cette langue. Quel progrès !

 

 


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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 17:50

Ce matin on a un petit déjeuner quasi normal, à part le pâté, qu’on a évité.

 

Comme le genou va un peu mieux on va faire un tour à pied dans Dubrovnik.

 

Ville vraiment superbe qui  mériterait une journée complète. Rues entièrement piétonnes. Un régal. On est dans la cathédrale quand la messe commence, on  s’éclipse.

 

On reprend la route, sans regarder les postes, on est dimanche.

 

A un moment un poste de douane. Normalement on devait rester en Croatie. Pas grave, je dis c’est la douane volante mais ici elle est fixe.

 

Pierre décide de prendre de l’essence. Le pompiste lui réclame un montant farfelu, puis lui explique qu’ici on est en Bosnie. Diable on a donc bien franchi la frontière. Mais c’est juste une petite enclave en Croatie. On en sort aussi vite qu’on y est rentré.

 

On n’a pas pris l’autoroute pour Split ce qui fait qu’on est tranquille. Côte hyper découpée. Iles et presqu’îles jouent à cache-cache. Avec le ciel bleu c’est parfait. A noter que les monts juste à côté ont la tête couverte de neige. Le thermomètre indique 6 degrés.

 

On achète de quoi se restaurer et direction la plage. Magnifique. Un vert clair. Le repas expédié, casse croûte et kiwis du Monténégro, je pars faire trempette. Rassurez vous, juste au niveau des genoux. Elle n’est pas si fraîche que ça, j’irai même jusqu’à dire que j’y rentre beaucoup plus facilement que dans le hammam!

 

Et on repart vers Split. Je voudrais voir la vieille ville, en fait un ancien palais romain, habité. Comme il est tôt si on trouve facilement le logis on pourra visiter en fin d’après midi.

 

Quelle galère. Impossible d’approcher de la vieille ville. A chaque fois on butte sur des sens interdits. On contourne le port, on se gare et on finit à pied. On a bien fait. Tout est piéton. Même Pachamama ne passerait pas dans les ruelles.

 

Vu nos bobines, on est acceptés dans l’auberge de jeunesse sans même montrer nos cartes de membres.

 

On part faire la balade. Remarques idem à celles de ce matin. La ville mériterait au moins une journée complète à déambuler dans les ruelles. Tout est nickel.

 

On essaie de trouver un stationnement correct pour Pachamama, mais après bien des errements, on revient sur le port et on joue avec le parcmètre.

 

 

 

 


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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 17:31

Départ de Bar. Il y en a eu plusieurs. Le premier pour le petit déjeuner. On trouve le café qui a le lait, mais pas de pain. On trouve l’épicerie qui a les pains au lait et retour au café.

 

On part, et on trouve un bureau de poste annexe. Il faut dire que comme tout était fermé en Albanie on n’a pas pu poster les cartes d’Albanie ni celle de Grèce qu’on a oubliées because hôpitaux. Bref le bureau de poste est vide. Demi tour pour le bureau principal. On le trouve, il y a de la lumière à l’intérieur, mais il est fermé. Nouveau départ, on voit passer une voiture jaune, genre kangoo. On se dit un facteur, suivons le. Au bout d’un moment on arrête et on quitte la ville définitivement.

 

Ville suivante, Budva. Décrite comme étant un des haut lieu du blanchiment d’argent de la mafia russe. Beaucoup de Ferrari et de blondes qui vont avec. En cherchant la poste on a écarquillé les yeux, mais on n’a vu aucune des jolies carrosseries annoncées. On a trouvé la poste, fermée. Mais effectivement, beaucoup d’affiches pour les programmes immobiliers sont rédigées en russe.

 

Il faut être polyglotte pour voyager et comprendre.

 

On continue vers Kotor. Le dépaysement continue avec visite d’un fjord. Et oui. La mer rentre très loin dans les terres sous la forme d’une suite de lacs. Coup de bol, on a fait le tour dans le bon sens. A savoir, une toute petite route qui se promène entre les maisons centenaires devant lesquelles des ports abritent 3 ou 4 barques. Capacité maxi !

 

Au milieu de tout ça 2 îlots surmontés de monastères.  Je me croyais en Suisse.

 

Arrivés au bout du lac, la route change pour s’élargir, car il y a plus de trafic. On mange vite fait. La vieille ville a une muraille qui monte en haut de la montagne, genre muraille de Chine. Pierre va voir et me dit que la place derrière le mur d’enceinte est très jolie.

 

On part en même temps que la pluie arrive. Quand je dis la pluie, c’est encore un déluge. On s’arrête faire des photos des bouches de Kotor. Un énorme flot qui sort de la montagne, au bord de la route. Malgré la force et la vitesse du courant, on voit clairement le fond. J’espère que les photos rendront cette puissance.

 

On continue, nous voilà à la frontière et la pluie s’arrête. C est souvent comme ça, pour nous accueillir. Je dis à Pierre, une fois dans le pays, c’est rebelote.  Ça n’a pas loupé. On approche de Dubrovnik, un orage s’abat sur nous, éclairs, tonnerre, bref la totale.

 

On a du faire une dizaine d’hôtels, tous fermés. Les seuls ouverts sont à prix prohibitifs, même si Pierre me dit que ce sont les prix en France.

 

Moi avec le camping car, je ne paye rien, alors ça fait bizarre.

Du coup on atterrit à l’auberge de jeunesse. J’espère récupérer ma carte de jeune membre actif demain matin, maintenant il est trop tard.

 

On trouve une pizzeria ouverte juste à côté. Et un cybercafé juste à côté. Pierre demande si le gars prend les euros, pas de problème. Sauf qu’il ne reste ni kuna, ni euro. Petit tour en ville pour trouver un distributeur.

 

La suite dépendra de la météo.

Pour un confort optimum, Pierre a mis son pyjama a chauffer sur le radiateur, il va bien dormir.


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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 18:00

Bonne année à toutes et tous !

Revenons sur la soirée d hier. On part à 8h30 pour aller se sustenter. Au dos de la porte de notre chambre, ultime preuve que nous couchons dans un lupanar, le tarif de la chambre est affiché à l’heure !

 

Ça ne nous coupe pas l’appétit. Mais hélas, si les pétards sont légions, les restaurants ouverts sont inexistants. On demande, mais on nous confirme que tous les commerces sont fermés aujourd’hui. On se rabat sur une épicerie de quartier. Voici donc notre réveillon extraordinaire :

 

Pain tranché accompagné d un morceau de fromage, plus une orange. Elle est pas belle la vie ! Plus une eau minérale pour Pierre et un fanta exotique pour moi.

 

On attend un peu pour mesurer les intervalles entre pétards. La fréquence décroît. Diable ils ont commencé vers 16h en ininterrompu, les munitions doivent baisser, et comme tous les commerces sont fermés......

 

Donc pas de boules quiès au menu.

 

Juste un peu de bazar dans la nuit, è cause d’arrivants, mais ça a été.

 

Au moment de partir, le gardien du matin ne veut pas d’euro, on a que ça, et encore pas beaucoup.. Le gardien du soir avait clairement exprimé le prix en euros, donc Pierre démarre et en râlant le préposé prend nos pièces. Enormément de vent. On va en quête du petit déjeuner. On prend de l’essence, on paye en euro et monnaie en lek. Comme ça on pourra payer le lait. Nouvelle discussion car le taux appliqué par le pompiste diffère largement de celui de la banque. On ne va pas passer la matinée à discuter, on part. Après de multiples rodéos, on trouve une station sur la route qui fait bar. On commande, on s’installe pour s’apercevoir qu’en face il y a un bar restau, qui aurait eu les ingrédients qu’il faut. Pierre a un cacao à l’eau et moi un thé. Heureusement il nous restait des gâteaux syriens ou jordaniens, on n’a pas pu identifier.

 

Je prends le volant 5 minutes pour analyser la conduite chaloupée. Pas flagrant, on démonte le dessous du volant pour graisser un peu la colonne de direction. Mais il y a tellement de vent que le phénomène continue.

 

La route est difficile. Pierre dit que la Mauritanie c’est du billard. A midi, j’ai le genou fatigué de danser dans tous les sens. Et pourtant je le tiens du mieux que je peux. La pluie s’est mise de la partie.

 

Après midi un peu mieux, on prend une petite route qui mène à un petit poste frontière avec une grande file d attente. Pas d’explication quand on arrive, les 2 pays se partagent le même guichet, plus une dame qui attend debout pour vendre la vignette obligatoire.

 

On reprend une toute petite route qui nous ramène à la mer.

 

Hélas la pluie est revenue et à gros galop. En fait un orage, avec éclairs et tonnerre. Il est 16h, j’en ai mare de chercher les hôtels de nuit, il fait sombre donc arrêt à Bar, Monténégro. Premier hôtel 112€. La dame sympa téléphone à un autre moins cher. Le gars vient nous chercher.

 

Mini appartement nickel. Au 2eme étage certes, mais Pierre trouve que comme je ne marche pas, je dois grimper, alors je grimpe. Déjà le restau de ce midi était au 1er.

 

L’Albanie nous a laissé un sentiment mitigé. Superbe au sud, peu de circulation, propre, pittoresque, puis brutalement, sale et désorganisée. Routes nickel au début, puis Beyrouth au nord, vraiment la cata.


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